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Rédigé par marie riehl

A la découverte des émaux contemporains



J'ai découvert l'art de l'émail il y a une vingtaine d'années. J'ai toujours dessiné, et en découvrant l'art de l'émail j'ai tout de suite été passionnée par le travail de la matière, par la fascination de cet art du feu et sa facette alchimie.



Ma découverte, ma passion...

J'ai découvert l'art de l'émail il y a une vingtaine d'années.
J'ai toujours dessiné, et en découvrant l'art de l'émail j'ai tout de suite été passionnée par le travail de la matière, par la fascination de cet art du feu et sa facette alchimie.


L'émail est une matière riche pour l'amateur il est forme ou plaque, transparent ou opaque, brillant ou soyeux, mat ou granuleux, ciselant le métal : il est fleur de métal.

L'émail est entré dans ma vie, il est devenu une étrange nécessité de découverte, d'espoirs sans cesse renouvelés, de rêves à exprimer, de quête d'imaginaire.


Un brin de technique...

L'émail est un mélange de silice, de minium, de potasse et de soude. Par une fusion à haute température de ces différents composants, on obtient après broyage une poudre incolore appelée 'fondant' qui, par sa nature, s'apparente davantage au cristal qu'au verre.

On colore ce 'fondant' par addition d'oxydes métalliques. Ce mélange est déposé sur un support de métal. L'or, l'argent, le bronze, le cuivre et l'acier peuvent constituer un support de toute pièce émaillée.
L'art de l'émailleur consiste à fixer la poudre d'émail travaillée sous forme de sable mouillé, appliquée à la spatule sur son support métallique, par de courtes cuissons successives de 700° à 1000°C. La cuisson est une opération délicate : une température trop élevée ou 30 secondes de trop et la couleur brûle.


Les différentes techniques sont toutes séduisantes et chacune d'elles peut s'adapter plus particulièrement à une expression, à un style. Tels les nus cloisonnés argent, les visages en grisaille ou les champlevés soulignant les paysages découpés, les cailloux, les drapés.


:: Le champlevé ::

Une plaque de champlevé de 15x20cm nécessite entre 40 et 50 heures de travail (si tout va bien). Selon la conception du décor, des cavités sont réalisées dans l'épaisseur du métal par gravure ou ciselage. Il y a donc le travail de gravure du cuivre : quatre couches de vernis protecteur, travail d'autant plus minutieux que les réserves de métal sont fines.
Après le trempage dans un bain de perchlorure de fer, la plaque nécessite un nettoyage consciencieux car il ne doit rester la moindre trace d'oxydation. Entre les sept ou huit cuissons successives, il faut décalaminer, voire lapider, avant de déposer une nouvelle couche d'émail. Plus l'émail est passé en couches fines, plus il est lumineux.


:: La grisaille ::

Le travail de grisaille est également très long. Les valeurs du dessin sont données par la superposition de couches de 'blanc de Limoges' qui est broyé très finement au préalable, dilué dans l'essence puis 'tiré' à l'aiguille pour obtenir une couche laiteuse où il ne doit pas ressortir de grains blancs.


:: Le cloisonné ::

L'émail cloisonné est une technique qui permet de séparer les différentes couleurs par de fines cloisons de fils d'or, d'argent ou de cuivre.

On pratique l'art de l'émail sur métal depuis de nombreux siècles mais la technique n'a pas évolué, les outils, les matériaux et les moyens sont demeurés inchangés.

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