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Rédigé par Françoise Daganaud

COMPTE-RENDU VOYAGE A BAKOU SEPTEMBRE 2016



ARRIVEE DE L’AVION : TOUJOURS LES MEMES ! SEYRAN ET GULSHAN AVEC EN PLUS LEURS ENFANTS : MELEK ET AYLINE, arrivée de l’avion si l’on veut car je les ai attendus pendant une heure, la route pour l’aéroport était bloquée….


Le lendemain : Bilqay, internat toujours en travaux ;   La Directrice m’a accueillie très chaleureusement, de même Djehoun, Sacha et Julia. J’ai décidé de se faire rencontrer Sacha et Julia avec leur frère (Slavich) et leur sœur (Léna) qui se trouvent tous deux dans un autre internat (Bouzovena) à ¾ d’heure de route de Bilqay.   Inutile de vous dire la joie des enfants !... Quant à Djehoun , toujours aussi  souriant et charmant, qu’elle n’est pas sa tristesse lorsqu’il voit la  voiture partir…   « quand  est-ce que tu reviens ? »….. J’avais fait l’achat de quelques produits d’hygiène et de chaussettes, histoire de changer un peu leur  vie de tous les jours….

Buzovena :   joie des enfants de se retrouver dans un salon …  je n’ai pas pu voir les autres anciens de Mardakan… Pourquoi ?  , ça fait plusieurs fois que cela arrive.  Pas vu  non plus la Directrice…. Je voudrais bien que Salvich, Léna, Sacha et Julia soient réunis comme on le fait pour d’autres enfants, dans un petit appartement car je pense qu’ils sont normaux… mais  à la demande, la réponse est : peur de la prostitution….  Mais s’ils sont tous les quatre réunis à Bulzovena, il y aura un grand pas de fait. Je suis en train d’oublier qu’ils seront avec des débiles mentaux… non – ils ne peuvent pas rester là. A revoir.

Le lendemain après l’achat des pommes au Yashil Bazar, un marché maintenant couvert, Gulshan et ses enfants, Fatma,  ses enfants et moi  partons pour Mardakan N° 3.   Fatma m’accompagne pour la distribution habituelle de pommes et gâteaux secs… c’est toujours aussi difficile, certes plus propre mais ils sont plus d’une centaine et nous ressortons avec quelques marques d’ongles sur les bras et dans la tête toujours autant de tristesse.  A Bakou,  ces jours-là,  il n’y avait ni cirque, ni  spectacle ;   rien pour prévoir une sortie comme je le faisais lorsque j’habitais Bakou.

 

Fatma qui a trois enfants, voulait donner des vêtements devenus trop petits pour la dernière des trois  à Baby house,  Inutile de dire que j’étais très fière de cette générosité qui ne court  pas les rues et Gulshan m’a dit faire de même !  Je leur aurai laissé  quelques points positifs !

Gulshan me sert d’interprète  (français appris à l’école de danse et de chorégraphie à Bakou) , elle m’a donc rendu bien service lorsque nous sommes allées voir Nazrine  assez loin de Bakou.  Je parle azéri… mais parfois je ne comprends pas grand-chose !

Nazrine (ex de Mardakan puis de Bilqay) voir son histoire dans mes précédents comptes-rendus.   La plus grande nouvelle, c’est qu’elle s’est mariée avec Deniz le 15 août ( Deniz est un jeune homme qui, comme elle,  sortait d’un internat pour orphelins), ils ont l’air très heureux, ils ont un petit studio et il travaille. Elle passe son temps avec ses voisines et s’occupent de ses plantes vertes  !Lorsque je retournerai à Bakou, j’emmènerai Nazrine voir un oculiste car je dois lui faire changer sa prothèse de l’oeil trop ancienne…  l’opération date de plus de 10 ans.

Gulshan  dans la continuité d’aider les autres a accompagné dès le lendemain de mon départ, Nazrine à l’hôpital : elle a également un grave problème d’oreille gauche… surdité ? … oui surdité : la cause : des otites pas soignées du tout.  J’ai apporté parfois des médicaments mais dans les internats, le suivi médical des enfants ne se faisait  pas trop bien.  

Revu Nourlan toujours électricien, Gulnara qui  est accompagnatrice d’une chanteuse… non pour chanter mais pour vendre les CD, Tee-shirts, prendre les rendez-vous pour les concerts ….  Elle s’en sort bien puisque c’est elle qui donne de l’argent à son ex-mari  (voir son  histoire dans les C.R. précédents)  pour s’occuper des enfants lorsqu’il doit les garder !  ,  IL n’a pas de travail.

Gulshan cherche toujours du travail ;  Seyran en voudrait davantage mais professeur de danse, pour trouver des salles pas trop chères, ce n’est pas facile. Fatma travaille là où elle a fait ses études : à l’école de danse et de chorégraphie…  mais pas comme professeur. Elle aussi voudrait pouvoir exercer sa passion… elle cherche.    Son mari aussi cherche du travail et il n’y a pas d’assurance chômage, pas plus que d’allocations familiales.

SUITE AU PROCHAIN VOYAGE…. DEBUT DE L’ANNEE 2017 ?

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 


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