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Rédigé par Françoise Daganaud

COMPTE RENDU VOYAGE EN AZERBAIDJAN SEPTEMBRE 2013



Mardakan N° 3
Bien reçue par la Directrice, j’avais pris des feutres et du papier pour faire dessiner une trentaine de gamins handicapés. Cela n’a pas été facile mais ce fut quand même un grand moment… de calme chacun étant appliqué ou s’essayant à faire de grands gribouillages et à l’aide de ma main des arbres, des fleurs…. . Ils étaient en plein air et il était difficile de faire travailler ceux qui étaient en chaise roulante faute d’appui. Cet hiver, je les mettrai près d’une table car il me semble que certains demandent à en faire d’avantage.
Distribution de vêtements, de gâteaux et de pommes. Je ressors de là toujours triste … pauvres enfants, pauvres mères…


 
Bilqay N° 11
Distribution de vêtements et de produits d’hygiène.
Jehyun dès qu’il voit la voiture arriver, me saute au cou. Nazrine est plus réservée. J’ai rencontré la nouvelle Directrice et heureusement pour moi car c’est une ancienne professeure de l’établissement donc elle me connaît et je pense ne pas trop avoir de problèmes maintenant pour rentrer dans l’internat et sortir les enfants.   J’ai parlé de l’avenir de Jehyun et Nazrine avec un autre professeur, ils devraient être mis dans de nouveaux établissements,  en appartements. Nouveaux établissements créés à la demande du Président de la République , Monsieur ALIEF ;   Je n’ai pas pu en parler avec la Directrice trop occupée à recevoir les parents des élèves pour la rentrée scolaire.
Lors de mon  prochain voyage , je lui parlerai du sort qui a été réservé à Lena, à Natava mais aussi au rapprochement que l’on devrait faire entre frère et sœurs dispersés dans trois internats.
 
Bouzovena
L’endroit n’arrête pas de changer, constructions d’autoroutes, de villas, des quartiers entiers sont transformés, modernisés . Résultat : le chauffeur et moi mettons toujours un temps fou à retrouver l’internat !
Là, j’ai retrouvé comme toujours la jeune fille du nom de RENA ,  le frère de Lena qui cette fois-ci n’était ni en « région » , ni dans sa famille, ni mort…  et deux autres « anciens de Mardakan » . Impossible de savoir s’il y en a d’autres dans l’établissement. On me fait attendre au portail puis au « salon » avant qu’ils me soient présentés… la prochaine fois , il faut que je parle d’Abiba , une , elle-aussi, ancienne de Mardakan.
Cela dit, la Directrice est quand-même sympa.
 
Revu :   Gulshane  et sa petite fille de 16 mois,
Fatma et son fils d’un an.  (toutes deux anciennes de l’école de danse et de chorégraphie.  
Leurs jeunes maris travaillent mais sont peu payés ,  elles ont toujours besoin d’un peu plus d’argent et je les aide.  
Merci à toutes les amies qui m’ont donné des vêtements.
 
Nourlane (ancien de l’école de danse et de chorégraphie) a perdu son travail d’électricien. L’entreprise a fermé. Je pense qu’il n’aura pas trop de mal à retrouver du travail dans cette branche, étant donné le nombre d’immeubles  en construction dans tout Bakou et dans les environs….
Fizouli qui n’a qu’un bras (ancien de Mardakan sorti car à part son bras rien ne le destinait à rester dans cet internat) cherche toujours du travail… Il va falloir que je l’aide.  Il a bien une mère mais comme elle l’a abandonné lorsqu’il était petit, il ne veut pas la voir.
Donia Malli (ancien de l’école de danse et de chorégraphie) est serveur…. Plus de famille. La danse l’a sauvé de la rue mais ce n’était pas vraiment sa vocation. Dommage.
Petit coup de fil à Araz (ancien de l’école de danse et de chorégraphie) : a sa propre école de danse.
Aynour  (ancienne de l’école de danse et de chorégraphie)  prof de danse en Turquie.  Elle a décidé de reprendre des études et espère rentrer en faculté à Trabzon (Turquie) .  Pour payer ses cours, elle donnera des cours de danse à la faculté.
 
Arzou, (elle aussi , ancienne de l’école de danse et de chorégraphie) rentrera à l’université à Strasbourg.  
 
Ces trois jeunes gens ne me posent pas de problèmes. Ils sont partis d’Umid yéri (enfants des rues) et se débrouillent fort bien. Ils sont courageux
 
Rappel : tous ceux qui sortent de l’école de danse et de chorégraphie de Bakou étaient auparavant à Umid Yéri sauf Donia Malli qui était à Armedli….
 
Gulnara :   d’abord à Mardakan…  où elle n’avait aucune raison d’être puis à Armedli (internat pour enfants normaux sans parents ou parents en difficultés).
J’ai été invitée à son mariage…. Mariage « arrangé » entre la belle-mère de son futur mari et la Directrice de l’époque. Elle n’avait pas le choix, elle sortait de l’internat pour se marier ou elle retournait à Mardakan (terrible menace de la part de la Directrice ).
Elle se retrouve maintenant avec deux filles (6 ans et 4 ans), en confidence :  « je n’aime pas mon mari » , «  je n’aime que mes filles » je vous passe les détails concernant l’échographie au moment où elle est tombée enceinte de la deuxième  au cas où elle aurait eu une deuxième fille….j’ai donc refusé de l’aider et la charmante Jalla a maintenant 4 ans…
Vendredi 6 septembre , coup de fil de Gulnara : la belle-mère avec qui elle ne s’entendait plus trop voire plus du tout,  l’a mise à la porte…
Et Gulnara qui n’a jamais connu que les deux internats et cette famille  se retrouve, seule,  dans la rue. Heureusement une amie l’a recueillie et cette amie pourra peut-être résoudre les problèmes entre la belle-mère, le mari et Gulnara ?
Les jeunes filles que l’on « marie » comme cela, n’ont pas d’argent, pas de formation pour travailler, pas trop de formation scolaire…  je pense aussi à une autre jeune fille Natava… que l’on a mariée en direct à la télé…  et dont je n’ai pas de nouvelles…. Et bien d’autres….
 
Prochain voyage à Bakou ? l’hiver prochain.
 
 
 
 
 


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