}
association azurelite aide à l'utilisation des technologies de l’information et de la communication
Rédigé par Thierry Castanet

La menace de l'Acanthaster




Dans toute la zone indo-pacifique, les coraux ont à subir les attaques dévorantes de la redoutable étoile de mer "couronnes-d'épines" (Acanthaster planci), aux tons irisés de bleu, de rose, de pourpre. Ce prédateur vorace, capable de scalper des récifs entiers, n'a qu'un ennemi naturel, un coquillage, peut-être le plus beau, hélas, et objet de la convoitise des collectionneurs et des touristes : le triton-conque (Charonia tritonis), dans lequel, dit-on, on peut écouter la mer...
Pêcher les tritons, c'est ainsi livrer le récif à la destruction, quand bien même il n'y aurait ni réchauffement des eaux, ni rejet d'eau douce, ni pêche à la dynamite... C'est au contraire l'Acanthaster qu'il faudrait pêcher et détruire à terre !
Les pêcheurs locaux sont totalement ignorants de la nature du corail et la notion d'équilibre de la vie récifale leur est bien sûr totalement étrangère. On ne veut protéger que ce que l'on connaît, ou ce qui vous rapporte. Malheureusement, la manne que rapporte le tourisme subaquatique ne va que très peu, et surtout très indirectement, dans la poche des pêcheurs et des commerçants.
Les solutions existent. L'interdiction faite aux touristes de ramener des coquillages, comme aux Maldives, en est une. Mais le manque-à-gagner immédiat pour les pêcheurs locaux et le caractère abstrait du danger pour un ignorant de la vie sous-marine justifient d'associer à une telle mesure l'intéressement des populations aux bénéfices du tourisme subaquatique et la possibilité offerte, notamment aux jeunes, de découvrir leur propre milieu naturel.

Dans nos blogs