L'actualité sous-marine d'un plongeur photographe 2.0


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La Narco-plongée Rédigé par Pierre-G , le Dimanche 10 Avril 2005 à 15:50

La Narco-plongée
Par ignorance ou précaution, on parle peu de l'accoutumance à l'effet narcotique de certains gaz sur le plongeur. Pourtant c'est une réalité et je pense que nous devenons addic aux effets de la narcose. D'ou vient ce bien-être après une plongée ? L'apnée, la natation, la visite du musée océanographique de monaco sont agréables mais ne provoquent rien de comparable à une bonne dose de PPN2.... Avec le Nitrox c'est un nouveau monde à découvrir, on va pouvoir mixer effet de l'azote, des gaz inertes avec une double ou triple dose de bon oxygène... Loin des alcooliques, croqueurs d'x et consommateurs de papier Lacroix, le plongeur et le seul pionnier du 21 ème siécle qui peut découvrir ce sentier vierge bordé d'un précipice fatal.

Pour essayer d'en savoir + cet article assez complet de www.plongeur.fr

"Il n'y a donc qu'une seule «narcose» dont les troubles apparaissent plus ou moins tôt en fonction du pouvoir narcotique du mélange gazeux utilisé. Ce fameux «pouvoir narcotique» n'est pas directement proportionnel aux propriétés physiques des gaz comme leurs poids moléculaires, mais à leurs coefficients de solubilité dans les lipides ou au coefficient de partage huile/eau, ce qui conduit aux théories explicatives de la narcose. Les plus classiques dites «théories d'expansion membra-naire» sont basées sur les observations de MEYER-OVERTON puis de K.H. MEYER (1936) qui concluent que la narcose est due à une concentration molaire d'un gaz inerte dans les lipides cellulaires. La forme actuelle de cette théorie est celle du «volume critique» qui dit que «le processus narcotique survient lorsque l'absorption d'une substance inerte entraîne une expansion des régions hydrophobes d'une membrane excitable au-delà d'un volume critique (en augmentant le volume membranai-re, le fonctionnement des canaux ioniques, ainsi que les interactions récepteurs-ligands peuvent être altérés...). Ce modèle qui prône donc une flui-dification de la membrane sous narcose intègre en particulier l'antagonisme pression-anes-thésie («Pressure reversal effect» observé par JOHNSON et FLAGER, en 1960, qui avaient montré que des têtards anesthésiés, se réveillaient
sous pression)."


Rappel : Il n'y a pas de bons plongeurs, il n'y a que de vieux plongeurs.



Bioluminescents - Vidéo Rédigé par Pierre-G , le Samedi 9 Avril 2005 à 00:30

Bioluminescents - Vidéo
C'était le 11 avril 2004, une fantastique plongée sur Voët avec Gilles... A l'époque nous étions restés sans réponses face à ce phénoméne. Aujourd'hui voici les explications de Corinne :

"Le principe, l'hiver les eaux se refroidissent, donc s'alourdissent résultat les eaux de surface coulent et se mélangent avec leurs voisines plus profonds. On se retrouve alors dans une situation avec une colonne d'eau très turbulente. On observe aussi du fait de cet alourdissement des masses d'eau de surface, un approfondissement de la couche de mélange. Cette situations à un avantage, c'est de faire remonter des sels nutritifs (ex : nitrates) en surface sous l'effet du brassement, des coups de vent (effet de "succion") et de l’érosion de la thermocline (approfondissement de la couche de mélange). Ces sels nutritifs sont limitant dans l'océan, ce qui veut dire que des qu'on augmente les sels nutritifs on observe une augmentation de la production.
Seul soucis en hiver cet apport de sels nutritifs n'est pas utilisable par el phytoplancton pour deux raisons : 1) la turbulence qui est trop forte, 2) une thermocline profonde qui se trouve plus profonde que la limite d'éclairement viable pour le développement du phyoplancton (c'est ce qu'on appelle la couche euphotique).
Au printemps, les eaux de surface se réchauffe, al turbulence diminue, et on observe une remontée de la thermocline, le phytoplancton se trouve alors en conditions favorables :
- localisés dans des eaux plus proches de la surface avec un éclairement plus important
- des sels nutritifs qui ne sont plus limitant.
Donc a partir du printemps on observe un fort développement du phytoplancton (un "bloom"), les producteurs primaires devenant important, on observe consécutivement un développement de leur prédateurs herbivores, ce qui explique l'apparition à cette saison des salpes et autres gélatineux."


Place au spectacle !

Fantastique plongée, une eau bien froide, bien claire et un ballet majestueux au palier.

Voir la vidéo "Bioluminescents" (38 méga, format wmv).

11 avril 2004... La nature est en fleur ici comme ailleurs.

Crédit audio : Archive - Album "Londinium" - Piste 4 Headspace