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Rédigé par delphine

robert francis




je sais que pour certains musiciens, la musique ressemble a une thérapie qui les autorise à exprimer leurs émotions', dit le chanteur, auteur et multi-instrumentaliste de los angeles... 'mais pour moi c'est plus qu'un exutoire... c'est un moyen de m'empêcher de perdre complètement la tête...

après un premier album remarqué, 'one by one', sorti à l'âge de 19 ans, il revient aujourd'hui avec un opus rempli de douceurs teintées de nostalgie et de douleurs sentimentales profondes...

psittt, écoutez son dernier album 'before nightfall' aux accents poétique et romantiques, teinté de sonorités folk blues assez torturées mais jamais vraiment tristes (malgré le thème des amours impossibles assez souvent retrouvé)...
un album mélancolique et beau servi par une voix suave profonde et singulière

(voir le clip officiel)

né à los angeles en 1987, robert francis a grandi entouré de musique... aujourd'hui, il porte en bandoulière l'héritage séculaire de cette folk mâtinée de soul, largement inspirée de bob dylan (période nashville skyline), bruce springsteen, gene clark, karen dalton, neil young, gary davis l'un des plus grands bluesmen de tous les temps ou encore townes van zandt...

son père est un producteur de musique classique et un excentrique propriétaire de la plus importante collection de partitions des US.
l’un de ses plus anciens souvenirs est 'la musique explosive de mon père à fond dans son bureau, fermé à clé sous des lumières fluorescentes jusqu’à 4:00 du mat' pendant que j’essayais de dormir dans la chambre d’à côté'.
sa mère, issue d’une famille de 9 filles, a grandi au mexique dans une ville toute petite 'c’est juste de la saleté, des huttes d’argile, et une ville ivre qui se ballade sous le soleil de plomb avec un verre de bacardi' dit-il....

après qu'il ait étudié le piano pendant plusieurs années, sa mère encourage son fils de 17 ans à apprendre la guitare pour qu’il puisse jouer les traditionnelles chansons ranchera qu’elle chantait avec ses sœurs pendant toute son enfance... et quand rob' a eu 9 ans, l’ami de la famille ry cooder lui offrit sa première guitare national slide.

il est aussi tombé amoureux du film de wim wenders 'paris, texas' (1984), pour lequel ry cooder a composé la bande son... 'ça m’a inspiré', se souvient robert, 'j’ai eu l’idée dans ma tête que je voulais quitter l’école et voyager quand j’ai eu 10 ans.'

... l'élément déclencheur ? certainement la BOF de paris-texas...
12 ans plus tard, robert francis trace sa route !

robert francis
à 17 ans, il a décidé que l’école n’était pas pour lui et en est parti... il a passé un peu plus d’une année à vivre dangereusement et à inquiéter tous ceux qui vivaient proches de lui jusqu’à ce qu’il rencontre une fille qui changera ensuite sa vie.

'c’était une relation très tumultueuse et très romantique qui s’est arrêtée et a recommencé pendant plusieurs années' dit-il... 'puis ça a été un fiasco... j’ai commencé à écrire des chansons la première fois que j’ai réalisé comment localiser ce sentiment de perte...

j’imagine que j’attendais juste de faire de la musique jusqu’à ce que je trouve quelque chose à dire.
... à partir de ce moment là, j’ai réalisé que je pouvais écrire des chansons qui pouvaient vraiment signifier quelque chose pour moi.'


'cet album est nourri à 100% de ma propre vie...' se confie-t-il.

l’adaptation moderne de robert francis au rock intemporel américain est évidente... 'il s’est mis à plat dans une chanson, et a créé des moments de musique incroyablement beaux et en mouvement' a-t-on dit de lui.

'l’honnêté est ce qui fait une bonne chanson' dit robert, 'je ne pense pas qu’il y ait une raison d’écrire à moins que tu écrives à propos de quelques chose de profondément important pour toi... si j’écris quoi que ce soit, il faut que ce soit à 100% quelque je chose que je ressens... il n’y a pas une once de quelque chose dans mes chansons qui ne soit pas sincère à 100%'.

son travail bat avec une candeur pleine d’énergie qui ne peut pas être fausse.
poli par son travail de clavier (il joue du piano, du mellotron, du hammond B3, du wurlitzer, de l’orgue farfisa, et du synthé solina), par la pédale élégante de la guitare métallique de graham lathrop, et les chœurs de ses sœurs juliette et carla commagere, les titres de 'before nightfall' brillent tant par leur qualité que par leur côté roots qui allie la country, le folk, et le blues au bon rock basic.
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l’un des points forts de l’album est 'climb a mountain' dans lequel on retrouve des slides de guitare de l’un de ses premiers mentor, ry cooder (qui est aussi le beau-père de sa sœur juliette), le sincère et teinté de country 'playground' et la ballade acoustique finale 'do what I can', où l’émotion est si palpable qu'on peut entendre sa voix trembler lorsqu’il glisse vers son plus haut registre…


le son intime est délibéré, déclarera-t-il... 'sur les albums que j’aime, les voix sont là...
on dirait qu’on est dans la pièce avec la personne et que tous les autres instruments soutiennent l’histoire... les meilleurs disques ont été faits comme ça, en aucun cas je n’ai essayé de faire un album qui emmenait dans les années '60 ou '70, mais les chansons appelaient à cette vibe intime...

... oui je voulais mettre tout le groupe dans une pièce, le faire en live, et le faire sonner aussi spontané que possible'.




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