}
association azurelite aide à l'utilisation des technologies de l’information et de la communication
Rédigé par Françoise Daganaud

COMPTE RENDU VOYAGE A BAKOU AVRIL 2018



Pour me rendre à Bakou, j’étais, cette fois, accompagnée de Corinne et Ali… leur histoire : Corinne, il y a 16 ans était venue à Bakou chercher Ali que son mari et elle venaient d’adopter. Je connaissais Ali car je l’avais rencontré à Babyhouse où j’allais régulièrement et avais parlé de lui…( il y a 21 ans j’habitais Bakou).


Première soirée de notre arrivée à l’aéroport, Gulshan et ses deux petites filles (Ayline et Melek) m’attendaient et nous conduisaient  en voitures conduites par des copains de son mari (Seyran) jusqu’à notre hôtel (toujours le même). Voitures mises au pluriel car nous avions  plus de 70 kg de bagages ! (vêtements à donner à Mardakan, Buzovena et Babyhouse)

Dès le lendemain matin nous allions à Babyhouse pour rencontrer la Directrice et le personnel  mais la Directrice n’était pas là et nous n’avons pas pu rentrer dans l’établissement . Nous avons  pris rendez-vous pour le lendemain .

Nous sommes donc allés  à Mardakan (internat pour plus de 150 enfants  handicapés) après avoir acheté les pommes au Yashil bazar et  les gâteaux secs. Nous n’avons pas pu les distribuer mais nous avons assisté au  déjeûner des enfants, c’était un jour de fête et un traiteur leur avait apporté le « plof » traditionnel (du mouton en ragoût , du riz, des raisins secs,  des abricots confits, des oignons, des prunes et du curcuma), des fruits, tout cela offert par un généreux donateur.

Nous avons laissé les vêtements que nous avions apportés dans l’entrée de l’internat et sommes repartis.

J’ai voulu aller à Bilqay (internat et école  pour enfants normaux ou légèrement handicapés) voir la Directrice mais cette dernière était absente.

Nous en avons profité pour aller au bord de la mer Caspienne encore un peu plage pour tout public dans cet endroit…

 


 

 

 

Le 12 avril,

Nous avions rendez-vous avec la Directrice de Babyhouse à 10 h 30. Elle était là. Nous avons même rencontré l’infirmière qui a remis le bébé Ali à Corinne la maman, il y a 16 ans… Moment d’émotion.  La Directrice nous a fait tout visiter jusqu’aux cuisines. Nous avons rencontré d’autres bébés en attente de parents…

En suivant :

nous allions à Bouzovena pour voir Djehoun, Sasha, Lena, Julia et Slavish…     Nous n’avons trouvé aucun d’entre eux, l’internat pour adultes était en travaux et tout le monde avait été déplacé loin de Bakou.   Nous avons quand même visité le jardin qui a été complétement transformé avec bassin, jets d’eau, musique, sculptures… S’ils reviennent tous , ils vont être ravis et surpris !  Nous avons donné les vêtements à une jeune fille qui me connaissait depuis Mardakan et qui , elle, je ne sais pour quelle raison n’avait pas été déplacée. J’espère bien les revoir en septembre…  car aller dans les régions pour les retrouver ne va pas être facile.

Les autres jours, je me devais de faire visiter Bakou et ses environs à Ali,   nous sommes allés au temple du feu des Zorastriens , voir la colline d’où le gaz sort  (sans robinet) et est en feu, la promenade le long de la Caspienne jusqu’au musée du tapis… etc…

Pour revoir tous mes anciens petits danseurs et autres : je donne toujours rendez-vous  à la même pizzeria, celle où l’on allait lorsqu’ils étaient enfants !

J’ai donc  revu Nourlan (qui maintenant travaille dans l’hôtellerie, rappel, il était danseur mais pas assez bon pour rentrer à l’Opéra ou pour faire partie d’un groupe folklorique, à la sortie de l’école de danse, il a dû faire son service militaire… au bout de 18 mois, il a cherché une autre voie que celui de la danse. De plus il a à charge sa sœur handicapée qui doit avoir une trentaine d’années  (lorsqu’elle était chez les enfants des rues, un soir, en allant faire une course pour une des Directrices, elle s’est faite renversée par une voiture, elle avait 12 ans, le chauffard ne s’est même pas arrêté et depuis elle ne peut pratiquement plus bouger .

 

 



 

Fizouli qui a du travail et qui est toujours aussi embarrassé par une affreuse prothèse pour son bras gauche, prothèse qui pend et ne lui rend aucun service.  Dommage qu’il ne voie jamais les jeux para-olympiques.

Gulnara, (internat de Mardakan puis Axmedli)  elle a maintenant 29 ans, elle a deux filles et s’ est séparée depuis env. 4 ans de son mari que la Directrice de l’école lui avait présenté et lui avait fait épouser… Elle travaillait mais elle semble ne pas avoir de travail avant septembre ?? je n’ai  pas réussi à savoir ce qu’il se passe exactement.

Fatma, 28 ans,  ancienne de l’école de danse,  3 enfants , divorcée, elle travaille dans un magasin d’éléctro-ménager, 10 h par jour, son jour de congés étant le lundi je n’ai pas pu lui parler longuement.

Araz (ancien danseur) m’a passé un coup de fil mais trop tard pour que je le rencontre. Je le verrai la prochaine fois.

Gulshan,  Seyran… tous les deux anciens danseurs … Seyran continue la danse, il fait partie d’un groupe folklorique mais il a beaucoup de difficulté à trouver des heures de danse et surtout  des salles pour s’entraîner. Il ne semble pas gagner beaucoup d’argent et Gulshan semble avoir beaucoup de mal à trouver du travail alors qu’elle sait coudre, tricoter, coiffer, danser et se débrouiller avec les enfants en bas âge où ses filles vont à l’école lorsqu’on lui demande de remplacer une surveillante absente.

Nazrine, (Mardakan, Bilqay)   est venue avec son mari et son adorable bébé… j’ai toujours un peu peur pour elle … mais elle semble épanouie, son mari est au petit soin pour elle. Elle a quand-même vécu 12 ans chez les handicapés (à cause d’un œil crevé)

Voilà, c’était la grande réunion de famille comme à chaque voyage.

Quant à Arzou, elle vit à Metz, suit des cours en faculté, travaille, menant  une vie indépendante et libre.

Donia Mali, ancien danseur,  en Georgie… pas de nouvelles.  

Aynou y est  à la tête d’une école de danse en Turquie où elle est professeur, mariée à Erman (Turc)  elle a eu un bébé fin janvier. Elle a repris ses cours et semble très heureuse.




Dans nos blogs