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Rédigé par Françoise Daganaud

COMPTE RENDU VOYAGE EN AZERBAIDJAN MARS 2013



A mon arrivée, m’attendaient Guslhan et sa petite fille d’un an - Ayline- et un
nouveau chauffeur (je les collectionne ces messieurs : ils trouvent toujours
que je « bouge » beaucoup trop !)


( petit rappel : Gulshan , je l’avais rencontrée à Umud Yeri – enfants des rues - et mise à l’école de danse et de chorégraphie à Baku pendant 13 ans – en internat , hélas, elle n’a pas poursuivi et la danse, et ses études préférant fonder une famille - celle qu’elle n’a jamais eu ? J’espère qu’elle pourra
travailler dès que sa petite fille ira à l’école car elle peut être coiffeuse, couturière… étant très douée de ses mains ) .
 
La Directrice de l’école de danse veut l’embaucher comme surveillante mais elle ne gagnerait que 70 manats par mois… pas possible de vivre avec cette
somme. (70 manats = 70 euros env.)
 
Pour en revenir au but de mon voyage : m’occuper de Nazrine de l’internat N° 11 de Bilqay, après avoir soigné les dents, il faut donc s’occuper des oreilles de cette maintenant jeune fille (je l’ai connue lorsqu’elle avait 6 ans) . Par un ami hollandais qui vit à Baku depuis longtemps, j’ai rencontré un médecin qui m’a fait connaître un ORL et Oh ! bonheur, il peut s’occuper de Nazrin. Pour l’instant , il la soigne par antibiotique pendant plusieurs mois avant de voir s’il est possible de lui faire cette fameuse greffe de tympan que certains ORL français trouvaient qu’il était nécessaire de faire .
 
Je suis rassurée car il est toujours très délicat de faire faire des opérations de gamins étrangers en France. Je n’ai jamais été très à l’aise pendant les heures d’opération (j’ai fait opérer le jeune hydrocéphale à Rennes, il y a maintenant 9 ans : il va bien et comme je vous l’ai bien souvent écrit, il irait encore mieux s’il avait voulu porter des lunettes).
 
J’ai donné les vêtements à Bilqay , les enfants les ont-ils portés ?
 
Mardakan : distributions de gâteaux ( aux enfants tous handicapés ) ; j’ai rencontré une surveillante que je n’avais pas vue depuis longtemps et comme j’avais emporté les photos des enfants du temps où j’habitais à Bakou (1996 à 2000), elle a pu me donner quelques rares nouvelles (surtout des morts…les autres ? en Internat mais où ? ou dans leurs familles mais où ? Ah ? ils ont une famille ? )
 
A mon arrivée à Roissy au retour, j’ai rencontré une jeune femme azerbaidjanaise ancienne journaliste qui connait le journaliste qui doit enregistrer mon histoire d’enfants et la faire passer à la télévision.. J’espère ainsi avoir des nouvelles de tous ces enfants, maintenant des jeunes gens éparpillés dans tout le pays. Par exemple : les jeunes filles sorties ou encore dans les internats. Je pense aussi à Natava, Dirgam et à son frère très handicapé, Zardisha, Leyna et à son frére …
 
Le nouveau chauffeur s’est tellement perdu dans les rues de Bouzovna que nous n’avons pas pu aller visiter les jeunes gens de l’Internat car nous avons été appelés toute affaire cessante à l’hôpital pour le rendez-vous de Nazrin. C’était jour ferié et l’ORL s’était déplacé exprès pour nous… il fallait être à l’heure.
 
J’ai revu Nourlan, ancien danseur – même parcours que Gulshan - . Il a fini son service militaire ,et hélas plus question de danse après 16 mois de service. Il a donc trouvé un emploi d’électricien . Ce qui n’est pas trop mal étant donné le nombre d’immeubles en construction à Baku et ses environs.
 
Seyran est toujours prof de danse. Donia Mali , Aynour aussi. Fatma s’occupe en « région » (à la campagne) de son bébé et s’ennuie beaucoup, j’insiste pour qu’elle donne des cours de danse et ne dépende pas de son mari.
 
Gulnara a deux petites filles adorables mais sa belle famille boude un peu car elle n’a pas de garçon…
 
Et maintenant, j’essaie d’avoir les documents me permettant de faire sortir et venir en France - comme chaque année, pendant l’été - Jehyun et Nazrine. Si je n’arrive pas à les avoir d’ici mi-mai, je me rendrai à Bakou pour les obtenir.
 
Je ne suis pas toujours très bien secondée ! et je n’ai pas encore trouvé de solution pour leur avenir à la sortie de l’orphelinat…
 
Araz danse à Bakou et se déplace à l’étranger. Il a créé sa propre troupe de danse : tout va bien pour lui. Je ne me fais pas de soucis.

 


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