home
imagin'Air

lézards de la rue…

... tentative d'approche d'un point de suspension (par la Cie yoann bourgeois)



énergie... sur une musique de philip glass [metamorphossis II]
(extrait de son spectacle au panthéon)


... ce que nietzsche disait, définissant l'homme comme un funambule marchant sur un fil entre ciel et abîme tendu, yoannB* le donne à voir avec une grâce infinie...



'j’aime le monumental... pas pour créer quelque chose de spectaculairement grandiose mais pour faire jouer la disproportion et le changement d’échelle entre l’homme et son environnement'.

l’artiste de cirque qu'est yoannB* dévoile le propos artistique de son installation intitulée 'la mécanique de l’histoire, une tentative d’approche d’un point de suspension', au panthéon...

 

celui qui tombe
... envoûtant !
.
6 circassiens apparaissent, de dos, sur un énorme plateau de bois qui descend d'on ne sait où, puis tournoie, tangue, bascule… ensemble, face à nous, public, ils passent un moment étonnant, en quasi-déséquilibre permanent, composant un ballet hypnotique sur une bande-son reprenant les plus grands airs de la musique classique et des standards de la chanson.

la mécanique de l'histoire...
... sont-ils des passagers en transit, les naufragés d'un monde incompréhensible, les fantômes d'un bateau ivre, ou tout simplement des êtres humains s'agrippant aux parcelles d'humanité qu'ils entrevoient ?
... une création à la fois somptueuse et ultra sobre, rigoureuse et tellement enthousiasmante...

      ... sur une musique de philip glass (metamorphosis II)
 

un homme sans gravité...

né à grenoble, c’est à l’école du cirque plume que yoann bourgeois   s’adonne aux jeux de vertiges.

la mécanique de l'histoire...
à 35 ans, codirecteur du centre chorégraphique national de grenoble avec rachid ouramdane, il investit tout le panthéon à l'occasion de la 3° édition de 'monuments en mouvement' : le centre où est accroché au plus haut de la coupole le pendule de foucault - une invention qui se glisse merveilleusement dans l’imaginaire hanté par le vacillement de yoannB* - ainsi que les quatre salles autour.

... il y dresse ce qu’il appelle des 'dispositifs physiques', autrement dit des agrès de cirque version XXL qu’il élabore avec l’ingénieur nicolas picot. ... chacun illustre un phénomène physique, obsession de l'artiste qui rend palpable le combat contre la gravité 'source illimitée de drames', l’appel de la chute, le délit de vertige, motifs fondamentaux de son imaginaire hanté par le point de suspension... 'ce moment précis où l’objet lancé dans les airs atteint le plus haut point de la parabole juste avant la chute'. (...)

'dialoguer avec l’invention de foucault qui a permis de comprendre que la terre tourne sur elle-même me plaît beaucoup'...

la mécanique de l'histoire...
acrobate, acteur, jongleur, trampoliniste, danseur mais avant tout 'joueur', yoannB* a grandi dans un petit village du jura.

... il commence par apprendre tout seul le jonglage, avant de choisir de faire son chemin dans le cirque, à l'école du cirque plume... 
après le centre national des arts de châlons-en-champagne 'traversé en alternance' avec le centre national de danse contemporaine d’angers, il a été pendant quatre ans artiste permanent du centre chorégraphique national de rillieux-la-pape dirigé par maguy marin.

désormais à la tête de sa propre compagnie fondée en 2010 à l'âge de 28 ans et avec sa complice marie fonte, défenseur d’un cirque 'qui se trouve à l’extrémité-limite des jeux de vertiges et des jeux de simulacres', il poursuit son élan vers des formes nouvelles.

 

la mécanique de l'histoire...
... il collabore avec alexandre del perugia, kitzou dubois et surtout maguy marin, avec qui le travail autour de l’être ensemble n’aura de cesse de l’inspirer.

... en 2010, il fonde la compagnie avec sa complice, marie fonte.

à chaque nouvelle pièce, cet artiste exigeant et pluridisciplinaire se donne des contraintes physiques et rythmiques qui l’emmènent plus loin dans la recherche de ce qu’il nomme le 'point de suspension', ce moment qui suit l’élan et précède la chute.

 'les fugues'...
... danses spectaculaires pour un homme et un objet, écrites précisément sur l'art de la fugue de J.S Bach.

 
la mécanique de l'histoire...

... proposant une version alternative du traditionnel 'numéro' en déconstruisant le vocabulaire circassien... la 'figure' (élément classique de l’écriture circassienne) accède au statut de 'motif musical' et s’émancipe ainsi du 'spectaculaire'.
 

... de ces nouveaux projets, de ces chorégraphies aériennes et des rencontres, naissent petit à petit de multiples collaborations (avec la chine notamment), une recherche et une expérimentation constante sur l’art vivant, puisque c’est de ça qu’il s’agit.

... au printemps 2014, le théâtre de la ville aux abbesses (Paris) proposait une 'carte blanche' à yoann bourgeois et à sa compagnie... il monte alors MINUIT, tentatives d’approches d’un point de suspension, au son de 'dream in my head'  de yael naïm extrait de son album 'older', et en collaboration avec marie fonte, mathurin bolze, jörge müller et laure brisa, ainsi que le scénographe richard peduzzi.
 

“À l’inverse du cirque où l’on cherche à faire toujours plus, toujours mieux, toujours plus original, ma démarche consiste à simplifier.”
...s
implifier, ce peut être explorer les rapports entre équilibre et déséquilibre, ascension et chute, envol et gravité...

... pour développer son univers, yoannB* sait aussi s’entourer de complices comme marie fonte (qu’on verra aux prises avec une mystérieuse balance de lévité) ou la harpiste laure brisa (dont la musique est partie intégrante du spectacle). ... et s’il fait aussi appel à schubert, à philip glass ou à bach, ce n’est ni par hasard ni pour décorer :

“C’est le goût de la musique qui m’a donné une certaine vision de ce que pourrait devenir une figure de cirque. Une façon de traiter le motif.”
... c
ar on peut écrire de courtes pièces pour table ou pour balle de jonglage, comme on écrirait pour la flûte ou le violoncelle : un thème apparaît, disparaît, se transforme, revient méconnaissable…

“On dit souvent qu’on veut partir de la discipline et la poétiser après. Je n’y crois pas. Mon parti pris, mais je ne sais pas sa pertinence, c’est qu’intrinsèquement à la discipline il y a une poétique. En dessous, à l’intérieur, tout au fond.”
la mécanique de l'histoire...