home
imagin'Air

lézards de la rue…

eve...
... c’est la femme et toutes les femmes... celles d’aujourd’hui, celles du passé, livre d’images... pietragalla recherche la permanence du dialogue et de la rivalité entre l’être et le paraître, où s’imbriquent les poids de la société et les forces d’émancipation.


'je suis une femme hantée et j’ai élaboré une mythologie où l’histoire de toutes les femmes qui n’en sont qu’une...

pietragalla en solo...
s'interroge sur la mémoire collective pour mieux comprendre le sens et la complexité de l’éternel féminin...
et comment le corps de la femme au cours des siècles s’est-il modelé inconsciemment à travers l’homme, la religion, et les codes sociaux ?

au travers de sa chorégraphie soliste, l'artiste illustre le destin de la femme, d'eve à la working girl d'aujourd'hui... tout un programme

de l'éviction de l'eden dans la genèse à la jungle urbaine du troisième millénaire, où se mêlent la danse et le théâtre dans une mise en scène contemporaine époustoufflante.


... entre onirisme et symbolime, il n'y a vraiment qu'un pas... de danse !


la tentation d'ève...
en une douzaine de tableaux et de costumes évocateurs, elle compose un voyage initiatique où s’incarne la condition féminine avec sa symbolique historique et contemporaine...

s’y dévoile l’intime, la magnificence, la soumission, le paraître, le combat, la difficulté d’être avec ses contradictions et la quête émancipatrice dans une expression mêlant la danse, le théâtre du corps et de l’objet.


tour à tour amante, mère, muse, guerrière, sainte, princesse, reine, femme au foyer ou business women, pietragalla est tous ces destins là et tellement plus encore.

la tentation d'ève...
...sur des musiques sacrées, des extraits d’opéra, des sons électro, l’essence identitaire livre sa métamorphose face aux représentations mythiques et aux forces instigatrices qui façonnent une image normée.


pietragalla imprime d’une chorégraphie inspirée et déstructurée, parfaitement maitrisée, qui s’appuie sur sa formation classique, toute l’oppression de l’imagerie, sa résistance et sa libération.



revêtue d’une armure, d’une robe d’apparat, d’un immense voile de tulle, de la panoplie de la parfaite ménagère ou encore des attributs de la femme de pouvoir, l’héroïne est en proie aux pressions qui l’assaillent où chaque mouvement du corps dans son impulsion et sa fragmentation exprime la figure narrative.

la tentation d'ève...
la Femme des temps anciens, édifiante mais écrasée, mère antique et mater dolorosa...
jeanne d'arc, combattante et sacrifiée...

la Femme du grand siècle, à la conquête du pouvoir des mâles, par la force du fleuret ou les intrigues de cour...

la Femme-fantasme et la Femme-objet des années 1930-40, à la fois dominée et dominante, précipité des stars du grand écran...

la Femme d'intérieur des années 1950-60, esclave de son bien-être domestique mais terrifiée par une sexualité qui mène encore inéluctablement à la maternité

...enfin la Femme actuelle, parvenue à une forme de puissance et de contrôle, sanglée dans un tailleur strict, technologique, connectée aux réseaux de communication, qui semble pourtant si déboussolée.

... allez savoir pouquoi ?!

la tentation d'ève...
une marionnette qu’elle anime ponctue la traversée et symbolise la projection des peurs et des chimères.

et tandis que l’espace scénique résonne épisodiquement de la poésie d’andrée chédid, de marianne favreau, de marceline desbordes sublimée par la voix de daniel mesguich et d’un passage de la tirade d’arnolphe sur le mariage, dans l’école des femmes...

... ève dans son élan originel et sacrificiel n’est plus ni tout à fait la même ni tout à fait une autre…


  • son parcours, je retrace...

elle crée en 2004 avec julien derouault (son compagnon d'aujourd'hui) sa propre compagnie de danse, pietragalla compagnie 'le théâtre du corps'.

elle chorégraphie 6 ballets et danse dans 'souviens toi...', 'conditions humaines', 'sade le théâtre des fous', 'marco polo' et enfin 'la tentation d’eve'...


à travers la danse, pietragalla va explorer les tréfonds de l’âme humaine...

'notre société en dissociant le corps de l’esprit, écrit-elle , scinde une pensée consciente d’une pensée inconsciente refoulée dans la chair... le corps a alors développé et acquis un langage caché qui lui est propre et que la danse se propose de transmettre...
il est vecteur de l’inconscient, du rêve et de l’imaginaire'.


celle qui entra à l’opéra de paris en 1973 à l’âge de neuf ans, qui fut consacrée danseuse étoile en décembre 1990 pour son rôle de kitri dans don quichotte, a interprété les plus grands rôles du répertoire.

elle a travaillé avec les chorégraphes les plus presitigieux :
rudolf noureev, maurice béjart, jiri kylian, roland petit, jérôme robbins, mats ek, carolyn carlson...

en décembre 2000, elle est la première danseuse à se produire en solo sur la scène mythique de l’olympia, à paris, dans une création contemporaine de carolyn carlson, 'don’t look back'... exceptionnel !, un chef d'oeuvre !!!


mais je vous en reparlerai, j'ai dans l'idée depuis bien longtemps de faire une rétrospective de tout son travail (d'ailleurs la machine est déjà en marche... 'reste plus qu'à !)
la tentation d'ève...